William Chopard

WILLIAM CHOPARD

22 ans

Acteur de la Biodiversité

Haute-Saone (70)

William Chopard

WILLIAM CHOPARD

22 ans

Acteur de la Biodiversité

Haute-Saone (70)

William Chopard

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22 ans

Acteur de la Biodiversité

Haute-Saone (70)

William Chopard

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22 ans

Acteur de la Biodiversité

Haute-Saone (70)

William Chopard

WILLIAM CHOPARD

22 ans

Acteur de la Biodiversité

Haute-Saone (70)

L'avis du jury

La richesse de l’herbe

William Chopard est un éleveur laitier bio, qui a repris l’entreprise familiale. Il continue de respecter le cahier des charges de l'agriculture biologique, label obtenu en 2002. La totalité de sa surface exploitée est riche d’herbe, fertilisée avec les effluents d’élevage et il limite les intrants au maximum dans ses pratiques sur les animaux.

REPÈRES

  • Élevage laitier familial passé en bio depuis 2002, avec 85 vaches laitières.
  • Surface de 170 ha totalement en herbe avec 11 ha de prairies temporaires.
  • Production de lait bio à l’herbe (ni maïs ensilage, ni céréales cultivées).

 

Son parcours

Après son bac STAV (sciences et technologies de l'agronomie et du vivant) au lycée agricole de Vesoul, William Chopard, prévoyait de poursuivre sa formation avec un BTS. Mais la proposition d'un exploitant voisin de la ferme familiale l'a convaincu de s'installer plus rapidement, et il est associé depuis janvier 2015 à ses parents en Gaec (85 vaches montbéliardes conduites en bio sur 170 ha tout en herbe).

Son projet

« En bio, pour s’y retrouver économiquement, il faut arriver à produire des fourrages de qualité, sans engrais de synthèse, explique-t-il. L’herbe peut sembler plus simple à gérer que les céréales (fertilisation, désherbage), mais si on est obligé de complémenter des fourrages de qualité médiocre avec des protéines végétales achetées, on perd la plus-value du lait commercialisé en bio. Mon objectif, c’est d’atteindre la plus grande autonomie possible. Il faudra toujours mettre du fioul dans le tracteur pour aller faucher, mais tout ce qu’on peut éviter en termes d’empreinte carbone, on le fait. Nous n’achetons aucun engrais, toute la fertilisation de la ferme repose sur les effluents, qui sont épandus principalement à l’automne et en début d’hiver, à raison de 12 tonnes par hectare. »

Son résultat

Depuis son installation, William a pris les rênes de la santé du troupeau, dans la continuité de ses parents. « Avec la phytothérapie (médecine à base de plantes) et les huiles essentielles, on arrive à prévenir et à gérer la plupart des problèmes de santé animale de notre élevage : parasitisme, mammites, diarrhées des veaux… et c’est une grande satisfaction ! De nombreux représentants viennent nous présenter leurs produits, on essaye et on regarde ce que ça donne au niveau du troupeau... »

Son rêve

Passionné de concours d’élevage, William participe aussi au challenge des prairies fleuries, qui récompense des éleveurs réussissant à concilier les volets biodiversité, productivité et esthétique : une bonne illustration de son idéal de vie. « Nous présentons cette année une parcelle qui est engagée dans la MAE prairies humides (pas de fauche avant le 10 juin) : le jury est passé récemment pour noter cette parcelle, qui est riche sur le plan botanique, jolie à voir, et produit un foin très abondant et appétant. » Trois juments comtoises - passion héritée du grand-père, pâturent tout l’hiver tandis que les vaches sont à l’étable. « Elles nettoient efficacement et nous évitent de broyer les refus. Et en plus, elles sont belles ! »


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